La scène musicale d'Occitanie vue par les bibliothécaires musicaux !
Deux interprètes :
Monsieur Gronde et Louna Delbouys Roy compose le groupe BÄM, un projet hybride, entre concert et performance dans lequel le sensible et l’organique intègrent les univers éléctro et la programmation.
En conjuguant le son et le geste, en assemblant la percussion à la danse , BÄM tend vers une hybridité de chaque médium servant une dramaturgie au plateau, permettant aux 2 interprètes, un propos, un dialogue, un langage singulier.
Le duo recompose le puzzle de la forme concert et se charge de reconnecter la machine à la terre, porter le corps à son origine et la musique à sa fonction.
Le mäsque
Sa figure cultive le doute, l’incertitude de l’unité. Il est pour BÄM et sous la plume de Michel Corbin « un affrontement permanent avec l’altérité, d’où surgissent d’autres époques historiques, d’autres lieux culturels ou d’autres formes d’être et une tension irréductible entre les pôles opposés de notre condition: animal et humain, sauvage et civilisé, rationnel et imaginaire ».
La lïgne
Inspirés par l’esthétique de Claude Regy, des lignes segmentent l’espace et dessinent un cadre scénique simple, sobre dans lequel des lumières led évoluent progressivement.
La ligne est un guide, un rappel des notes tenues de Miles Davis et de Ennio Morricon. Elle est celle à laquelle on saccroche pour rester en vie. Elle est aussi une composante des architectures corporelles, vectrice de tensions et d’intentions directrice du mouvement et du geste. Elle est celle qui peut mener un état modifié, l’état de transe, un état de présence où le soi et l’environnement ne font qu’un. Enfin, la ligne du groove, ligne rythmique, vivante et imperturbable.
L’obsession pour la ligne est un rappel de ce qui nous traverse, nous touche, et nous transforme lors de son passage.
L’ömbre
Pour nourrir le propos musical, nous proposons une expérience visuelle de « mapping organiqueé pendant le concert. Des ponctuations visuelles rythmerons le set grâce à un simple jeux de néon led projeté sur une toile de fond amovible. L’ombre se colore, se démultiplie, joue de sa polymorphie, et souline l’évolution introspective du concert.
Le point commun qui réuni les deux artistes. C’est la notion de musique à danser – Body Änd Music – l’un est au service de l’autre pour servir la nécessité de l’instant et de la musicalité.
Dans le cadre d’une programmation, des ateliers de médiations peuvent être pensés dans le but de transmettre à différents publics notre regards sur la relation musique/ danse sous un prisme intergénérationnelle